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Son histoire

 

Commençons par la base: les origines de Bruxelles. Ethymologiquement, Bruxelles veut dire « établissement sur les marais ». L’on rencontre ce mot pour la première fois en 695 sur un document qui précise que Brosella relevait de l’évêché de Tournai.

Notre noble et glorieuse Histoire commence vraiment avec St Géry qui débarqua en notre belle cité vers l’an 600. A cette époque, on s’en rappelle, un dragon dévastait nos campagnes, nos bois et nos marais. Géry, ayant déjà terrassé un autre dragon à Cambrai, s’attaqua à celui-ci. Pas de bol pour lui, celui de Bruxelles était plus costaud que le premier. Une belle bête! Notre intrépide eclésiastique lança son étole autour du cou du dragon et le traîna jusqu’au bord de la Senne où il le noya.

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Grand-Place

Vers 977-979, Charles de France établit un fort militaire à Bruxelles sur la plus grande des trois îles de la Senne: l’île St Géry. A la mort de Charles de France en 1005, Bruxelles releva de Lambert Ier, compte de Louvain. Bruxelles fut dès lors gouverné par cette maison durant quatre siècles, période qui vit nous doter de nos premiers remparts, acquiérir notre première charte écrite (1229) et surtout, grâce à la draperie et au commerce, prendre le dessus sur Louvain.

Pour finir cette période prébourguignonne, relevons deux hauts faits d’armes: les exploits d’Evrard T’ Serclaes. Les Flamands (déjà eux) occupaient Bruxelles sans aucun droit. L’affaire avait des conséquences internationales. En effet, le Compte de Flandre était vassal du Roi de France, tandis que le Duché de Brabant l’était de l’Empereur. Par aversion pour le Lys ou le Lion noir, Evrard bouta le Flamand hors de nos murs.

Par la suite, il défendit à nouveau Bruxelles. Cette fois-ci contre Zegher d’Abscoude, châtelain de Gaesbeek, à propos de certaines terres: Itterbeek, Crainhem, Uccle, Linkebeek…Ceci se passait en 1387…non, non, rien n’a changé. Lors d’une tournée qu’il faisait afin de constater les dégâts provoqués par l’ennemi, il tomba dans une ambuscade qui lui coûta la vie. Apprenant ce qui était arrivé à ce Charles Picqué médiéval, le bon peuple bruxellois prit les armes et administra une râclée monumentale à l’envahisseur. En souvenir de notre Jehanne d’Arc national, on trouve au coin de la rue Charles Buls (celle qui mène au menneken Pis, à gauche de l’hotel de ville) un bas relief commémorant ces faits. (De haut en bas: la prise de Bruxelles par Evrard, la fête qui s’en suivit et les milices bruxelloises s’en allant assiéger le château de Gaesbeek).

Hé non, ce n’est pas fini car notre culture ce n’est pas seulement celle de nos origines bruxelloises, c’est aussi celle de notre vie d’étudiant. A ce propos, afin que l’on sache ce que l’on chante, je voudrais préciser qui est le Gambrinus du chant des Wallons et Téniers du chant à la bière.

Gambrinus n’est autre que Jan Primus, Duc de Brabant (1251-1294). De son nom vient aussi la bière « Primus ». Il est devenu le Bacchus de la bière. La simple évocation de son nom provoque en nous une irrésistible envie de se ruer sur le frigo où nous attend une bonne chope.
Téniers, David pour les intimes, était un peintre flamand mort à Bruxelles en 1690. Dans ses oeuvres, il traita souvent de cabarets, kermesses et autres guindailles. Ses oeuvres sont empreintes de beaucoup de réalisme: il n’est pas rare de voir dans les coins de ses tableaux des personnages cuver, gerber…la vie quoi. Certaines de ses peintures sont visibles au musée d’art ancien de Bruxelles. Quant à son oeuvre intitulée « Buveur et fumeurs » dont il est fait allusion dans le chant à la bière, on peut l’admirer au musée du Louvre.

(Article extrait du Zievereir oct 99)

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